:: Les lilas ::

J’avais pris un plan, je voulais des lilas
Je m’suis dis pourquoi pas aller dans l’jura
Peut-être qu’il y en a, là-bas, des lilas ?
En plus c’ qui est bien, c’est que je connais pas

J’ai classé mes affaires, pensé à Cuba
A Cuba y’en a p’être, y’a p’t-être des lilas
En plus c’qui est bien c’est qu’ c’est loin Cuba
Que là-bas, au moins, t’es pas là, y’a que moi

J’ai rangé ma chambre en deux temps trois mouv’ments
J’ai remis de l’ordre en prenant tout mon temps
En m’ disant tout bas, t’es pas cap de faire ça
Te barrer comme ça, laissant tout derrière toi

Refrain :
J’suis revenue sur mes pas, jusqu’au meuble d’en bas
J’ai trié plein de choses, que des choses lambdas
Et d’un coup d’un seul ah ! mais qu’est ce que je lis là ?
Que tu veux bien encore… encore de moi 

Je me suis assise au bord, au bord du lit, là
Me demandant tout bas, mais pourquoi tout ça ?
Ces contradictions m’ font tourner en rond
Et m’éloignent une fois d’plus, de mes chers lilas

Fleurs ornementales que l’hiver en secret
Préparait subtilement et qu’il colorait
D’un beau bleu lilas et qui me glacerait
Comme les coups que mon cœur, mon cœur encaissait

Tu disais des lilas, t’en veux ? En voilà !
Vas-y s’te plaît, j’t’en prie ne pars pas
Le bouquet était là, posé juste comme ça
A côté de ta lettre, pas très loin de moi

Refrain :
J’suis revenue sur mes pas, jusqu’au meuble d’en bas
J’ai trié pleins de choses, que des choses lambdas
Et d’un coup d’un seul ah ! mais qu’est ce que je lis là ?
Tu veux bien encore… encore de moi !

J’ai fais les cents pas, pensé à tes lilas
Où les a-t-il trouvé ? Là je ne vois pas !
Nous sommes en plein froid, en plein dans les primats
Les primats de l’hiver, et soudain j’ai froid

J’voudrais me réchauffer, tout près, contre toi
Et ne plus penser, à ces fichus lilas
J’en voulais j’en veux plus, maintenant c’est toi
Pour que tu m’consoles, me consoles tout bas

Pour que tu m’pardonnes, d’avoir fait ce choix là,
Vouloir m’en aller, pour de simples lilas
Que j’pourrai cueillir, quand le printemps sera là
Pas besoin pour ça de s’en aller crois-moi !

 

J’suis revenue sur mes pas, jusqu’au meuble d’en bas
J’ai rangé pleins de choses, que des choses lambdas
Et d’un coup d’un seul ah ! mais qu’est ce que j’vois là ?
Tu ouvres la porte en me tendant les bras

J’suis revenu sur mes pas, jusqu’au meuble d’en bas
J’ai rangé pleins de choses, que des choses lambdas
Et d’un coup d’un seul ah ! mais qu’est ce que j’vois là ?
Tu ouvres la porte en me tendant les bras

Texte : Angela Portella
Musique : Olivier Slabiak